Yémen: retour surprise du président Saleh, 17 morts dans de nouveaux combats

Yémen: retour surprise du président Saleh, 17 morts dans de nouveaux combats

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Un précédent bilan a fait état de cinq morts dans cette attaque lancée par les forces du président Ali Abdallah Saleh contre cette place symbole du mouvement réclamant le départ du chef de l’Etat.
« Dix-sept personnes ont été tuées et 55 blessées », a déclaré à l’AFP Mohammed al-Qabati, un médecin de l’hôpital de campagne installé par les protestataires qui campent sur la place depuis près de huit mois.

 

Il a précisé que les morts étaient des civils ainsi que des militaires de la Première division blindée du général Ali Mohsen al-Ahmar, ralliée à la contestation et déployée aux abords de la place pour protéger les manifestants.

L’attaque contre la Place du changement est intervenue quelques heures après le retour surprise à Sanaa de M. Saleh, après plus de trois mois de soins et de convalescence en Arabie saoudite à la suite d’une attaque contre son palais le 3 juin dans la capitale yéménite.

M. Saleh a appelé à une trêve dans le combats entre les militaires qui lui sont fidèles, en particulier la Garde républicaine commandée par son fils aîné Ahmed, et la première division b
lindée,mais les combats ont repris avec encore plus d’intensité vendredi soir.

Les Etats-Unis ont appelé M. Saleh, qui s’accroche au pouvoir malgré la contestation populaire, à « engager une transition complète du pouvoir » et à organiser une élection présidentielle avant la fin de l’année.

La France a également demandé au président yéménite de « mettre en oeuvre rapidement le plan de sortie de crise » élaboré par le Conseil de coopération du Golfe qu’il a jusqu’ici refusé de signer, afin de « permettre une transition pacifique et ordonnée du pouvoir ».
Dès son retour surprise, M. Saleh, qui était soigné en Arabie saoudite après avoirété blessé dans une attaque le 3 juin contre son palais à Sanaa, a appelé « toutes les parties politiques et militaires à un cessez-le-feu », selon l’agence officielle Saba. « Il n’y a aucune autre solution que le dialogue et les négociations pour arrêter l’effusion du sang et parvenir à un règlement ».
« Je suis venu un rameau d’olivier à la main », a encore affirmé le président, dont le fils aîné, Ahmed, commande la garde républicaine, fer de lance des troupes engagées dans les combats contre ses adversaires.
M. Saleh, au pouvoir depuis 1978 et accusé de corruption et de népotisme, est confronté à un mouvement de contestation populaire dans les principales villes du Yémen depuis janvier.
Selon l’agence Saba, il doit prononcer « un important discours à l’adresse du peuple à l’occasion du 49e anniversaire de la révolution du 26 septembre » qui a marqué l’instauration de la république au Yémen.
A l’annonce de son retour surprise par la télévision d’Etat, des tirs de joie ont été tirés dans les quartiers du sud de la capitale, contrôlés par les brigades de l’armée qui lui sont restées fidèles.
Des milliers de ses partisans se sont rassemblés sur la rue Sabiine, jouxtant le palais présidentiel, et prié pour 21 militaires, dont les cercueils ont été exposés à la foule, avant de répéter des slogans à la gloire du président.
A quelques kilomètres de là, des dizaines de milliers de contestataires se sont rassemblés sur la rue Sittine, jouxtant la place du Changement à Sanaa où ont été placés les cercueils de 40 personnes tuées dans les combats pour une prière collective.
« Le peuple veut que le boucher soit traduit en justice », répétaient-ils.

AFP_____________________

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